Samedi 19 septembre 2009 6 19 /09 /Sep /2009 17:02
Nous étions donc sur le trottoir en train d'attendre parmi le flux de gens, pressées qu'arrive Frédérico quand une voiture borda en trombe en face de nous.

C'était Tony.

"qu'est-ce que tu fais ici ? Tu fais le pied de grue ? "

"J'attends Frédérico !"

"DT t'a larguée ?"

"Qu'est-ce que tu racontes ? J'étais dans le bus et je suis descendue !"

"Tu comptes aller où ?"

"Mais rentrer à la maison !"

"Et bien il fallait reprendre le même bus tu vois, çà fait l'aller retour, là tu es au terminus !"

"On le sait tu vois ? Mais je ne veux plus me faire asseoir dessus !"

"Marcher dessus on dit !"

"Appelle çà comme tu voudras !"

"Qui voulait te marcher dessus ?"

"Il y a une vieille femme qui s'est assise sur maman pendant tout le parcours jusqu'ici !"

"Pas vrai ?!"

Et Tony se mit  à rire. Je  l'ai rarement entendu rire mais il fallait que ce soit pour ma pomme.

"Tu aurais dû lui laisser ta place si tu ne voulais pas qu'elle s'asseye sur toi !"

"J'ai payé autant qu'elle mon billet figure toi !"

"Mais la coutume veut qu'on laisse sa place aux plus âgées, aux femmes enceintes !"

"Je ne suis pas d'accord, Tony, là tu pousses le bouchon trop loin. Et si moi aussi, j'étais fatiguée ! Si j'étais malade moi aussi ! Et ce n'est pas écrit dans le bus que l'on n'avait le droit de s'asseoir que s'il n'y avait pas de contre-indication !, les vieilles, les femmes enceintes, les mères de famille !"

"Et bien fallait lui dire que t'étais fatiguée, malade ! "

"Je me demande pourquoi j'allais expliquer à quelqu'un que je  ne connais ni d'Eve ni d'Adam que je ne lui cédais pas ma place parce que j'étais fatiguée ! La vie privée, çà n'existe donc plus ?"

"Tu ne pouvais pas être plus malade qu'une vieille femme voyons Angélina !"

"Ecoute Tony, le problème n'est pas là. Qu'elle s'asseye sur mes genoux tout le long du trajet n'est pas le problème. Là où le bât blesse, c'est qu'elle soit partie sans même une excuse ni un remerciement ! Tu te rends compte. Ma mère n'aurait pas réagi de cette façon, si malencontreusement elle était tombée sur quelqu'un, elle lui aurait présenté ses excuses, et lui aurait exprimé toute sa gêne. Celle là a continué à raconter sa vie à une bonne femme de l'autre côté du bus, et s'est tiré comme si elle avait laissé un siège vide. En plus elle était énorme et elle m'a tout simplement écrasé les cuisses. Tu te rends compte ? "

"Je me rends compte que tu es trop vaniteuse Angélina !"

"Tu as encore quelque chose à m'apprendre Tony ? Sinon tu peux t'en aller !"

Et il repartit nous laissant en plan. La pluie commençait à tomber.


































Par suzanna naghalia - Publié dans : littérature humour
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil

Présentation

Derniers Commentaires

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus