Jeudi 17 septembre 2009 4 17 /09 /Sep /2009 12:35
Quand je pense que c'est Frédérico qui nous a sauvé la mise. C'est lui qui fait que l'on n'a pas été transportés en état de grabataires, au poste de police. Quand le président du haut de sa fenêtre a demandé c'était quoi ce grabuge, si on ne pouvait pas le laisser reposer en paix, Frédérico lui a répondu d'une toute petite voix : c'est que sa Seigneurie, on voulait juste faire du vélo en paix, tout comme vous !" Et qu'est-ce qu'il a répondu selon vous ? Et bien le président a répondu à ce pauvre Frédérico : "vous n'avez qu'à travailler tout comme moi, pour avoir le droit de faire du vélo sur mes plates-bandes, bande de manants, et que je ne vous y reprenne plus la prochaine fois ! Ou vous aurez à faire à moi en personne ! Sauvez-vous !"

On a eu du mal à se sauver, Frédérico, notre sauveur, a appelé un taxi et voilà comment on a pu regagné notre logis qu'on aurait jamais dû quitter. On avait une excuse atténuante tout de même, il faisait si chaud qu'on se disait que prendre un peu d'air nous aurait fait du bien, et bien non !

Donc on est tenus grâce à la douleur de rester cloués au lit DT et moi. Voilà ce que c'est que de dévoiler son bonheur aux yeux jaloux. Depuis on a que des ennuis.

"Moi, je dis que c'est ton tony la cause de tous nos malheurs !", maugréait DT

"Ne l'appelle surtout pas mon Tony s'il te plaît. C'est vrai que je n'arrive pas à lui faire comprendre que le genre de vanneries qu'il jette à la tête des gens ne sont pas d'humeur à leur plaire !"

"Ben oui, si les gens sont cons pourquoi leur faire comprendre leur connerie ? Qu'est-ce que çà changera à notre vie ? Tu peux me dire ?"

"Oui, mais tu connais Tony, son tempérament ! "

"Parlons en de son tempérament ! Quand il aura mis toute sa troupe à genoux, et qu'il aura gagné l'entreprise ou perdu, c'est nous qu'il va mettre à contribution ! Il va nous jouer le rôle du petit général qui veut mener son monde à la baguette, et on continuera à en prendre pour notre grade ! Je te dis qu'il faut se méfier de lui, et ne pas toujours payer à sa place !"

Je trouvais que DT avait absolument raison. Cà fait un bout de temps que je supportais les bêtises de ce gamin, il fallait que çà cesse. Mais comment ? il était presqu'introuvable. Toujours sur les chantiers soit disant, alors qu'il aurait dû être au bureau. Il a délégué ses fonctions à Hortense et il a fichu le camp faire voir des étoiles à la clientèle.

On était à bout, et il faisait terriblement chaud. Mais pas question de mettre l'air conditionné. La brise soufflant et entrant dans la chambre par les portes et fenêtres béantes était suffisante pour adoucir l'air si on ne bougeait pas trop. On allait tout de même pas se faire crever dans un four crématoire sous prétexte qu'on craignait les voleurs. 

On désirait se ranger dans le clan des gens chics. Et j'entendais par là, des gens qui aiment la nature, qui refusent d'agrandir le trou dans le ciel étoilé et qui font des efforts pour ne pas dépenser inutilement les énergies non renouvelables s'ils peuvent faire autrement.

On commençait donc à immerger avec notre bonne foi dans un sommeil réparateur quand d'un coup, on entendit tout un foin dans la rue particulièrement déserte. Et une odeur suspecte de produits nocifs s'engouffra dans notre prison. C'était comme si on avait refusé le four crématoire pour préférer la chambre  à gaz. Oui, piégés dans une pièce à avaler de l'air empoisonné qui allait faire tomber tous les beaux papillons, tous les oiselets, tous les caméléons sauf les moustiques ou alors quelques uns moins récalcitrants.

Nous, les chics, on n'a pas été prévenus de cette mystérieuse attaque en pleine nuit. Et par contre   les malfaiteurs de tout acabit, ont en eu vent, et se sont terrés dans leur tanière en attendant que passe le sentencieux engin. 

Tous les jours, on reçoit dans la boîte aux lettres des courriers, des papiers de toute sorte mais pas une trace d'un message nous annonçant la couleur de cette nuit terrible.  

Le chick dans ses maisons closes a essayé sauvagement de mettre fin au chic.

DT s'est traîné aidé par Frédérico toujours aux labours pour fermer les aérations mais c'était en vain. On en avait avalé tout un paquet.

DT m'a regardé d'un air étonné. "Angélina, on nous en veut parce qu'on est heureux, tu te rends compte !"

"qu'est-ce que tu veux faire ? Me quitter ? Cà devient trop dangereux de m'aimer ?"

"La question que je me pose, c'est qui peut tenir à toi à ce point là ?"

"Oui qui peut ne pas tenir à moi à ce point là ? Tu te rends compte, il ne fait que m'envoyer des coups !"

"Tony !"

"Tony ! Le président, oui, cet affreux petit lutin qui déséspère de trouver le bonheur et qui veut nous mettre les bâtons dans les roues !"

"Cette espèce de minable, tu rêves ! Il s'agit non seulement d'un esprit méchant, mais malin !"

"ET tu dis que Tony est tout çà ?"

"Oui, je ne vois pas d'autre que lui !"























































Par suzanna naghalia - Publié dans : littérature humour
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