Vendredi 11 septembre 2009
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13:22
Je ne croyais pas au miracle.
Et voilà j'ai fini par y croire.
Parce que depuis que je suis dans le collimateur de DT, j'ai constaté une certaine transformation de mon corps. Mes rides ont disparu, mon visage s'est affiné comme du temps de mes vingt ans. J'ai
perdu un peu de bedaine. Je me trouve superbe mais je n'ai pas trop le temps de me contempler parce que je suis complètement sous le charme des yeux béryl de DT. Je suis complètement sous hypnose
quand je plonge mon regard dans le sien. Qu'est-ce qu'on se raconte comme conneries ! Sans même utiliser notre langue. C'est incroyable ! Il y a des moments où je deviens aussi rouge qu'une
pivoine, moi qui pensais être revenue de tout. Il me susurre tellement de bêtises avec juste ses yeux.
Donc comme je disais, c'est un rajeunissant cellulaire. Un véritable lifting.
Frédérico étaitun peu jaloux. Il se demandait comment faire pour avoir le même grain de peau que moi.
"Qu'est-ce que tu fais ? Tu utilises quelle crème ?" il me demande.
"Je n'utilise rien du tout !"
"Tu prends des compléments alimentaires, des tisanes que je ne connais pas. Tu as changé, tu es redevenue celle d'avant, qui m'a leurrée quand elle s'est présentée dans mon bureau pour me demander
de lui donner mon entreprise."
"Je t'assure que ce n'est que l'amour qui m'embellit ! Il va te falloir trouver quelqu'un à aimer !"
"Mais je t'aime, j'aime Capucine !"
"Ce n'est pas suffisant ! Capucine est une petite fille, elle va donner son amour à quelqu'un d'autre un jour qui sera son alter égo ! Toi, tu n'es que son père, celui qui est chargé de subvenir à
ses besoins, en attendant son prince charmant !."
Je ne savais comment expliquer à Frédérico que peu de gens ont la chance de trouver l'amour avec un grand A. Et comme par hasard, c'est tombé sur moi. Comme je suis contente !
C'est vrai que je suis amoureuse. Je ne ressens plus le besoin de damer le pion à Tony par exemple. Il peut aller se faire voir, je n'ai pas envie de lui faire des misères, je me sens tellement
bien dans ma peau, tellement heureuse. Non, vraiment je n'ai plus le temps, de rejeter mon malheur sur l'espèce humaine, en fomentant des bas coups. J'ai vraiment mieux à faire.
A manger des glaces par exemple, à m'empiffrer de chocolat avec DT. Et çà ne fait même pas grossir, on ne voit pas du tout où çà passe. Ah, c'est peut-être parce qu'on se promène beaucoup, on
marche beaucoup. C'était comme si on était dans une joyeuse fête foraine. Et C'était vrai aussi qu'on restait parfois de longs moment à faire du surplace, à ne plus bouger et à nous regarder
les yeux dans les yeux. Je me demandais pourquoi il était si beau, et lui se demandait pourquoi j'étais si belle.
Notre amour était si sincère, que les jaloux du bonheur des autres sentaient qu'ils étaient devant un adversaire de taille, et préférait faire profil bas, et se barrer quand ils nous apercevaient,
histoire de ne pas trop pleurer sur notre sort.
De toute façon on était trop cachés pour pouvoir agacer les susceptibles de tout bord.
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